Accueil du site Résistance Venezuela et Chavez
 

Dans son discours d’investiture, Hugo Chavez promet un "socialisme à la vénézuélienne"

Article publié le jeudi 11 janvier 2007.


Je jure sur la merveilleuse Constitution, sur le Christ, le plus grand socialiste de l’histoire. Je ne laisserai pas reposer mes bras ni mon âme, je consacrerai ma vie et mes nuits à la construction du socialisme vénézuélien." Cinq semaines après sa réélection triomphale, le président vénézuélien, Hugo Chavez, a prêté serment, mercredi 10 janvier, devant le Parlement. Paraphrasant le slogan d’Ernesto "Che" Guevara, il a théâtralement lancé : ’’Mère patrie. Le socialisme ou la mort, je le jure’’, avant de promettre d’approfondir le "socialisme à la vénézuélienne" en construisant "un nouveau système social, économique et politique".

"Nous avançons vers le socialisme, et rien ni personne ne pourra l’empêcher’’, avait prévenu lundi soir Hugo Chavez, en annonçant des mesures fracassantes dans les domaines politique et économique. Le président vénézuélien devrait soumettre prochainement au Parlement "une loi d’habilitation révolutionnaire" qui lui permettra de gouverner par décret afin d’accélérer la mise en œuvre des réformes économiques.

Il a annoncé la nationalisation des entreprises de télécommunications et d’électricité du pays, privatisées depuis le début des années 1990. "Tout ce qui fut privatisé doit être nationalisé. Nous allons récupérer la propriété sur les moyens stratégiques de production", a-t-il affirmé. L’entreprise privée fournissant du courant à un million d’habitants de Caracas, Electricidad de Caracas (EDC), et la compagnie de téléphonie CANTV semblent particulièrement visées.

"FORTE INQUIÉTUDE" DES ÉTATS-UNIS

De même, Hugo Chavez a annoncé des réformes importantes dans le domaine de l’énergie, pierre angulaire de l’économie du pays - le Venezuela est le quatrième fournisseur de pétrole des Etats-Unis. Il est toutefois resté assez flou sur les nationalisations des entreprises de ce secteur : les investisseurs étrangers attendent de savoir s’il a l’intention de porter la participation de l’Etat à 51 % ou de nationaliser toutes les compagnies.

Les annonces de M. Chavez ont suscité "une forte inquiétude" des Etats-Unis, visés par ces mesures puisque EDC et CANTV sont contrôlées par des capitaux américains. Le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, a rappelé à M. Chavez que "les nationalisations ont une longue histoire peu glorieuse d’échecs", estimant que c’était "un jour triste" pour les Vénézuéliens.

http://www.lemonde.fr


Répondre à cet article

Forum de l'article