Accueil du site Environnement
 

Plutôt 800 000 paysans que 150 000 agrimanagers

Article publié le lundi 8 janvier 2007.


L’agriculture en France aujourd’hui, c’est ...

* Plus de 660 000 agriculteurs professionnels auxquels il faut ajouter 80 000 personnes non reconnues par le système agricole.
* 40 000 fermes qui disparaissent chaque année : En Europe, c’est une ferme en moins chaque minute !
* Des crises à répétition liées aux surproductions et des prix payés aux producteurs toujours plus bas ! Ces baisses ne profitent en rien aux consommateurs.
* Une fuite en avant, avec le rendement pour seul critère. La biodiviersité végétale et animale est sacrifiée au profit de variétés standardisées.
* Une politique qui encourage l’usage massif de produits phytosanitaires, malgré les risques de pollution des eaux et des aliments. La France est le troisième consommateur de pesticides au monde !
* Un système dépourvu d’une approche globale sur la gestion de la ressource eau, mettant en péril les réserves hydriques, en quantité comme en qualité.
* La mise en oeuvre de politiques nationales et européennes inégalitaires : 70 % des aides vont à 20 % des agriculteurs.
* La soumission aveugle aux prétendues lois du marché, défendues par les chantres d’un capitalisme sauvage qui justifient les profits de quelques uns et la pauvreté du plus grand nombre au nom de la libéralisation des échanges.
* Une protection sociale au rabais : quatre retraités sur cinq touchent moins de 700 € par mois (exploitants et conjoints).

Plutôt 800 000 paysans que 150 000 agrimanagers

Deux projets radicalement opposés s’expriment à l’occasion des élections aux chambres d’agriculture de janvier 2007.

D’un côté, il y a ceux qui veulent une agriculture entrepreneuriale qui ne laissera place, au mieux, qu’à 150 000 « agrimanagers ».

* Ceux dont la stratégie est de s’agrandir au détriment de leurs voisins.
* Ceux qui veulent persister dans des pratiques productivistes sans se soucier de la biodiversité, de la ressource en eau, de la qualité des produits, voire de la santé des consommateurs et des paysans.
* Ceux qui veulent formater le paysage à la dimension de leurs entreprises et en exclure l’accès aux autres.
* Ceux qui veulent toujours moins d’État, parce que c’est de la tracasserie administrative et qu’il faudrait laisser faire les plus forts et les plus entreprenants..., mais qui demandent le soutien public dès que ça va mal !

De l’autre, le projet de la confédération paysanne, totalement opposé à ces pratiques et à cette vision du monde.

* Nous défendons des valeurs de solidarité, de lien social et de répartition.
* Nous voulons une agriculture pour plus de 800 000 paysans.
* Nous revendiquons une politique agricole qui régule les marchés, qui répartisse les moyens de production et qui protège les plus faibles au nom de la solidarité nationale.
* Nous voulons, et nous y contribuons concrètement, mettre en place une agriculture durable, solidaire, qui favorise l’installation et la transmission, qui assure une production de qualité et qui préserve les ressources naturelles : une agriculture paysanne !

Pour aller plus loin, téléchargez le projet de la Confédération paysanne.

Dans chaque département, des réunions publiques, débats, projections, fermes ouvertes sont organisés durant tout le mois de janvier. Renseignez-vousx auprès de la Confédération paysanne de votre département ou aller sur l’agenda de la confédéeration paysanne.

Voir aussi : Pour des paysans nombreux dans des campagnes vivantes.


Répondre à cet article

Forum de l'article