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(JPG) Les manifestants d’Oaxaca repoussent la police

Article publié le vendredi 10 novembre 2006.


Les manifestants d’Oaxaca repoussent la police

Des milliers de manifestants ont contraint la police anti-émeutes mexicaine à battre en retraite, jeudi à Oaxaca.

Une petite fille dans une rue d’Oaxaca (AP) Une petite fille dans une rue d’Oaxaca (AP)

L es manifestants sont parvenus à faire reculer la police fédérale, après six heures d’affrontements à proximité de l’université d’Oaxaca (sud du Mexique), jeudi 2 novembre dans la soirée. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées. Les manifestants ont jeté des cocktails Molotov sur les policiers qui venaient de lancer un assaut contre des barricades de véhicules brûlés. Les forces de l’ordre ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

Recul

Alors qu’elles avaient repris le contrôle de l’agglomération la semaine dernière, les forces de sécurité ont été repoussées par les manifestants qui conservent le contrôle de l’université, centre névralgique de la contestation. Après le recul de la police fédérale, les manifestants scandaient : "Oui, nous avons réussi", "le peuple, uni, ne sera jamais vaincu". Les forces de l’ordre avaient dans un premier temps repris le contrôle de la situation avec l’arrivée de renforts en véhicules blindés et en hélicoptères mais elles ont finalement reculé, lorsque des habitants, excédés par la présence policière, se sont joints aux manifestants.

Une cinquantaine de manifestants, dix policiers et deux journalistes ont été blessés lors des heurts.

Revendications

Des manifestations en faveur de la démission d’Ulises Ruiz, le gouverneur de l’Etat, ont débuté en mai, à l’initiative de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (Appo), par une grève des enseignants. Les manifestants ont pris le contrôle d’Oaxaca en juin, en en chassant les forces de sécurité locales. Le gouvernement mexicain avait affirmé en début de semaine que les forces de sécurité n’entreraient pas dans l’université, conformément aux règles qui le leur interdisent. Le président Vicente Fox a envoyé les forces fédérales à Oaxaca à la suite de la mort, le week-end dernier, de trois personnes, dont un journaliste américain, tuées par des hommes armés.

"Nouvelles barricades"

Le gouvernement de l’Etat d’Oaxaca a affirmé avoir mis la main sur deux des tueurs présumés. La presse locale rapporte jeudi que les suspects appartiendraient au Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui est dans l’opposition. Ruiz est accusé de corruption par ses adversaires. L’Appo a appelé jeudi ses sympathisants à dresser de nouvelles barricades pour "stopper l’envahisseur". "Nous allons installer de nouvelles barricades dans toute la ville jusqu’à ce que la police fédérale s’en aille", a prévenu un responsable de l’Appo. (Avec Reuters)

NOUVELOBS.COM | 03.11.06 | 14:23


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